Marjorie Fenestre

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• À l’époque •

Quand y’en a marre y’a Malabar, colosse de chewing gum rose flashy versus Hollywood chewing gum et sa bandelette à écraser en accordéon sur la langue.

Les cheveux des petites filles relevés en une couette sur le haut de crâne, maintenue par un chouchou, les pointes éparpillées comme un palmier. Les jours de fête, cheveux gaufrés de rigueur.

La pub en noir et blanc CK One avec une Kate Moss au sourire énigmatique, sorte de Mona Lisa des temps modernes.

Docteur Quinn femme médecin les mardis soir en prime time sur M6.

Racler le Viennetta fondu dans les coins de son support plastique.

Dans la cour du lycée, bataille de look entre les paires de Doc Martens et les Kickers.

La puanteur du parfum Angel de Thierry Mugler.

Le Club Dorothée célébrant les anniversaires des enfants en les mentionnant dans le générique de fin.

Les sacs bananes arborés avec fierté autour de la taille.

Le chaos supposé du bug de l’an 2000.

Les billes des cartouches d’encre vides, entassées dans le stylo plume. Lorsqu’il fallait écrire, la main faisait danser la maracas.

Les premiers euros tout juste sortis du distributeur.

Les petites maisons en plastique remplies de glace dans le menu enfant de Courtepaille.

Les queues interminables devant les cinémas pour aller voir Titanic, remplies de fans l’ayant déjà vu des dizaines de fois.

Enfiler une disquette dans un Atari pour jouer à BombJack avec un joystick.

Sur la table du goûter, un Savane de Papy Brossard dont personne ne lisait jamais l’étiquette sur la boîte.

Influence et inspiration : Les années de Annie Ernaux

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